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: Imberechts J. En homoeopathie, la priorite: le patient

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Materia medica -

EN HOMOEOPATHIE, LA PRIORITE: LE PATIENT



Dr Jacques IMBERECHTS
MD, MFHOM (Lon), FFHOM (Lon), SRHB, ECH, LMHI
Brussels, Belgium

Organon: 1.
La première, lunique vocation du médecin est de rendre la santé aux personnes malades; Cest ce quon appelle guérir. Note: Sa mission nest pas, comme lont cru tant de médecins qui ont perdu leur temps et leurs forces à courir après la célébrité, de forger des systèmes en combinant ensemble des idées creuses et des hypothèses sur lessence intime de la vie et la production des maladies dans lintérieur invisible du corps ou de chercher incessamment à expliquer les phénomènes morbides et leur cause prochaine, qui nous restera toujours cachée, en noyant le tout dans un fatras dabstractions inintelligibles, dont la pompe dogmatique en impose aux ignorants, tandis que les malades soupirent en vain après des secours.
Nous avons assez des ces savantes rêveries, quon appelle médecine théorique, et pour lesquelles on a même institué des chaires spéciales.
Il est temps que tous ceux qui se disent médecins cessent enfin de tromper les pauvres humains par des paroles vides de sens, et quils commencent à agir, cest à dire à soulager et guérir réellement les malades.
2.
Le Bel Idéal de la Guérison consiste à rétablir la santé dune manière prompte, douce et durable, à enlever et détruire la maladie tout entière, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible, en procédant daprès des inductions faciles à saisir.
3.
Quand le médecin aperçoit nettement ce qui est à guérir dans les maladies.
Cest à dire dans chaque cas morbide individuel (connaissance de la maladie, indication); lorsquil a une notion précise de ce qui est curatif dans les médicaments, cest à dire dans chaque médicament en particulier (connaissance des vertus médicales); lorsque, guidé par des raisons évidentes, il sait choisir la substance que son action rend le plus appropriée à chaque cas (choix du médicament), adopter pour elle le mode de préparation qui convient le mieux, estimer la quantité à laquelle on doit ladministrer, et juger du moment où cette dose doit être répétéeen un mot, faire de ce quil y a de curatif dans les médicaments à ce quil y a dindubitablement malade chez le sujet une application telle que la guérison doive sen suivre; quand enfin, dans chaque cas spécial, il connaît les obstacles au retour à la santé, et sait les écarter pour que le rétablissement soit durable, alors seulement il agit dune manière rationnelle et conforme au but quil se propose datteindre, alors seulement il mérite le titre de vrai médecin.
Nous pourrions ainsi poursuivre la lecture de cet ouvrage remarquable écrit par Hahnemann et réécrit à six reprises au fur et à mesure de lamélioration de son expérience clinique et de lavancement de ses recherches.
Mais lHomoeopathie est un système thérapeutique, une manière soigner les gens qui ne supprime pas les symptômes comme dautres systèmes thérapeutiques tentent de le faire.
LHomoepathie ne comporte pas de médicaments anti-douleur, anti-diarrhéiques, anti-inflamatoires, anti-dépressifs, anticonceptionnels, anticoagulants, etc. Ma médecine homoeopathique est pro. Elle accom-pagne et stimule les capacités dautodéfense du patient traité par des substances qui sont expérimentalement étudiées chez des personnes en bonne santé.
Nous avons donc deux catégories de patients:
Les volontaires bien portants qui expérimentent les substances pour en faire connaître les réactions caracté-ristiques, les signes et symptômes qui leur sont propres et
Les patients consultants dont il faut comprendre les caractéristiques réactionnelles, les signes et symptômes représentatifs de leurpersonnalité, de leur caractère, de leur biologie et de leur pathologie.
Mais dans les deux situations, le point important cest lIndividualisation.
Limportance de lindividualisation, de la personnalisation des symptômes implique une connais-sance de leurs modalites personnalisantes, par exemple une fièvre à 40 ne caractérise en rien lindividu qui fait cette fièvre.
En effet, pendant la fièvre, certains ont soif, dautres nont pas soif. Certains sont agités, dautres sont abattus. Certains transpirent, dautres ont la peau sèche. Certains frissonnent ou grelottent de froid, dautres ont trop chaud et se découvrent. Etc... Voilà quelques manièresde faire une fièvre qui caractérise la forme particulière dont lindividu fait cette fièvre. Cest donc dans la modalité que gît lélément person-nalisant du symptôme, et cest par lapprentissage de lauto-observation quun individu apprend à se con-naître utilement pour participer au dialogue avec son thérapeute homoeopathe. Ou pour participer à lexpéri-mentation dune substance qui pourrait servir deremède.
Cest par les modalités quun symptôme banal acquiert un caractere personnel.
Il faut insister à ce point de lexposé sur le caractère strictement experimental, soit en pathogénésie pure, soit en expérimentation clinique observable, des commentaires qui vont suivre. Il ne sagit en aucune manière dinterprétation dordre physiopathologique ou psycho-psychanalytique du pourquoi ni du comment qui pourrait, selon une théorie quelconque, être supposée derrière le fait observé.
En effet, en homoeopathie, la connaissance de soi nest pas une explication du phénomène, mais lobservation la plus strictement possible de ce qui est ressenti ou observé.
Pour obtenir la correspondance entre la symptomatologie manifestée par le patient dans la clinique et la symptomatologie manifestée par lexpérimentateur dans les expériences pures vécues lors dune patho-génésie, il est important de respecter la terminologie qui a permis la formulation de la sensation éprouvée ou du symptôme manifesté, en évitant lutilisation de synonymies interprétatives.
Par la déformation du prisme personnel de lobservateur expérimentateur ou clinicien, les interpré-tations ont linconvénient de biaiser une des deux réalités biologiques dont la confrontation permettra de percevoir la similitude.

CATEGORIES DE MODALITES

On schématise les modalités les plus utiles en douze catégories:
1. Circonstances dapparition.
2. Type de sensation éprouvée.
3. Gradient dinstallation.
4. Degré dintensité.
5. Localisation exacte et latéralité.
6. Extension, irradiation et vagabondage du phénomène.
7. Horaire, fréquence et périodicité.
8. Alternance du phénomène avec un autre phénomène.
9. Concomitance du phénomène avec un autre phénomène.
10. Modalités daggravation ou damélioration.
11. Etat de lhumeur et du caractère avant, pendant et après lapparition du phénomène.
12. Chronologie dapparition du phénomène dans lensemble de la biopathographie et séquence dapparition et de succession des phénomènes observés..
1) CIRCONSTANCES DAPPARITION.
Cest en examinant les circonstances dapparition quon peut repérer un éventuel facteur etiologique ou causal, facteur déclenchant du phénomène éprouvé.
Bien que les symptômes étiologiques soient rarement fournis par les expérimentations pathogénési-ques ou provings et quils sont dorigine clinique, ils représentent cependant la faille dans la cuirasse d auto-défense. En effet, cest à partir deux que la symptomatologie morbide sest enclenchée.
Par exemple, si on remarque quune séquence de phénomènes est apparue après que le patient ait éprouvé un chagrin par la mort dun être cher, ce chagrin pourrait être considéré comme étiologique de la vulnérabilité latente du patient. Dautres personnes subissent régulièrement le chagrin par la mort dun être cher sans pour autant développer des symptômes pathologiques, parce quils nont pas cette vulnérabilité latente et caractéristique du patient affecté.
2) LE TYPE DE SENSATION EPROUVEE.
Il nest pas équivalent davoir une sensation de chaleur quune sensation de brûlure, une sensation de froid quune sensation de gelure. Lintensité du phénomène éprouvé est à limage du seuil de sensibilitéde la personne qui léprouve.
Il en va de même pour une sensation dendormissement ou de fourmillement ou de paralysie ou danesthésie.
La douleur, comme un mal aux dents ou un mal à la tête (aching), est différente de la douleur inflam-matoire et irritative (sore) ou ulcérative, ou de contusion (bruise). Une douleur vrillante (bore) diffère dune douleur de brisure (broken) ou dune coupure (cutting) ou dun coup de couteau (stabbing) ou dune blessure par balle ou par lance (shooting). Une contusion (bruise) est différente dune douleur dentorse ou de foulure (sprain). La sensation éprouvée par une piqûredinsecte (sting) est différente de la piqûre daiguille (stich). Unedouleur tirante (drawing) est dun autre type que la douleur déchirante (tearing). Autant de modalités des sensations éprouvées qui impliquentune qualité dans lobservation du phénomène éprouvé.
3) LE GRADIENT DINSTALLATION ET DE DISPARITION.
Certaines douleurs apparaissent et disparaissent avec un gradient dinstallation qui caractérise la réactivité de lindividu qui léprouve.
Certaines douleurs apparaissent brusquement et disparaissent brusquement. Dautres apparaissent brusquement et disparaissent progressivement. Dautres apparaissent progressivement et disparaissent brusquement. Certaines enfin apparaissent progressivement et disparaissent progressivement.
4) LE DEGRE DINTENSITE.
Nous nous trouvons à ce niveau face à un paramètre qui demande une minutie de formulation de la part de quatre personnes: ? lexpérimentateur qui sobserve? lobservateur de lexpérimentation qui enregist-re la formulation de lexpérimentateur? le patient qui se décrit? le clinicien qui note les symptômes décrits.
Ces quatre personnages doivent sexercer à une formulation transmissible et comparable de lintensité de ce quils éprouvent ou de ce quon leur rapporte. Diverses échelles ont été suggérées qui sont surtout utiles quand il sagit de comparer lévolution des modifications détats successifs.
Mieux ou moins bien ne permettent pas une évaluation suffisante, notable, analysable et trans-missible de lévolution détats successifs. Il est fréquent dans lévolution du traitement de migraines dobser-ver deux types daméliorations. Dune part, certains patients rapportent une diminution des fréquences, dautres signalent une diminution des intensités. Dautres encore rapportent des diminutions de fréquences avec augmentation dintensité. Enfin, certains rapportent une diminutiondes fréquences et de lintensité.
Il est utile de faire estimer par les expérimentateurs et par lespatients, tant la fréquence dapparition des phénomènes éprouvés que leur pourcentage dintensité. Certaines terminologies donnent une approximation, elles aussi utilisables, qui vont de faible (degré 20) à supportable (degré 40), à moyen (degré 60), à fort (degré 80) et à insupportable (degré 100).
Cette auto-observation demande un apprentissage dobjectivation, tant pour lexpérimentateur que pour lobservateur, le patient et le clinicien. Ce nest pas inné, ce doit être exercé.
5) LOCALISATION EXACTE ET LATERALITE.
Les tropismes morphologiques, tissulaires ou organiques sont aussi des modalités personnalisantes dun symptôme. On connaît les migraines toujours localisées dans la région frontale chez certains, dans larégion occipitale chez dautres, dans lhémiface droit chez certains, dans lhémiface gauche chez dautres encore. Il sagit là de caractéristiques de localisation et de latéralité qui caractérisent lindividu concerné.
On connaît des personnes dont la symptomatologie est systématiquement de latéralité droite et dautres de latéralité gauche. Il en est qui ont une latéralité croisée: un côté est affecté pour la partie supérieure du corps, tandis que lautre lest pour la partie inférieure. Par exemple, on connaît très bien lhomolatéralité de la douleur de gorge à droite avec la douleur à loreille droite, à lœil droit et les troubles hépatiques (le foie se trouve à droite).
On connaît aussi lhétérolatéralité ou la controlatéralité de lamygdalite droite avec otalgie gauche ou sinusite gauche.Une controlatéralité fréquente qui peut être caractéristique est larthrite de larticulation du membre supérieur droit concomitante à larthrite des articulations du membre inférieur gauche ou vice versa.
6) EXTENSION, IRRADIATION ET VAGABONDAGE.
Une sensation apparue à un certain endroit du corps nest pas toujours statique, mais souvent dynamique. Quand elle apparaît à un endroit du corps, il arrive fréquemment quelle se déplace ou sétende de son point dorigine vers une autre localisation voisine ou à distance, parfois même à un autre organe, allant jusquà la notion de métastase symptomatique avec persistance ou disparition de la sensation à la localisation dorigine.
Dans certains cas, cette extension prend un caractère radiaire ou irradiant, en sétendant dans plusie-urs directions, comme en étoile ou en rayon, telle par exemple la douleur de dos qui caractérise le remède Berberis.
Un troisième type de déplacement dune sensation éprouvée à partir de son endroit dorigine est le vagabondage (wandering). Cest le cas de ces douleurs qui errent dune articulation à lautre, sans quon y perçoive une logique topographique.
7) HORAIRE, FREQUENCE ET PERIODICITE.
Les symptômes nont pas une durée constante ni continue. Leur temps dapparition, par contre, peut correspondre à certaines heures. Ils disparaissent ensuite et réapparaissent encore.
Nombreux sont ceux qui ont éprouvé des réveils spontanés à une heure précise de la nuit. Certains éprouvent une sensation de brusque fatigue à certains moments de la journée.Ces modalités horaires caractérisent leur chronobiologie.
Outre le caractère horaire dapparition et de disparition des symptômes, la périodicité avec laquelle ils apparaissent représente une image deleur chronobiologie.
Dans les modalités dhoraire ou de temporalité, il faut aussi considérer les phénomènes qui systématiquement apparaissent avant, pendant et après lapparition dune réaction biologique.
Un exemple facile à comprendre et bien connu des dames sont les symptômes à la tête, au thorax, aux seins, au bas-ventre, au bas du dos ou dans les modalités caractérielles, avant, pendant et après les règles.
Cest ce quon appelle le syndrome prémenstruel, périmenstruel ou postmenstruel.
La physiopathologie actuellement connue ne leur donne pas une signification claire. Ces syndromes sont cependant éminemment utiles dans la recherche du remède homoeopathique, car ils se sont manifestés à loccasion des expérimentations pathogéniques pures ou provings des substances utilisées en homoeopathie.
La fréquence horaire, quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou autre est aussi un paramètre qui caractérise la chronobiologie du patient. Cette fréquence est repérable dans certaines biopathologies pures, mais aussi et surtout dans les annotations de lévolution clinique.
8) ALTERNANCE DU PHENOMENE AVEC UN AUTRE PHENOMENE.
Il est fréquent et caractéristique du rythme biologique du patient concerné que lorganisme présente une alternance de certains symptôme savec dautres. Cela pourrait être mis en rapport dailleurs avec le phénomène métastatique dont il fut question à propos des modalités dextension. Par exemple, il est fréquent de constater quun épisode de céphalée alterne avec une diarrhée ou quune sensation de chaleur alterne avec une sensation de froid ou de frisson. Ces phénomènes dalternance participent éminemment à personnaliser le symptôme dun patient donné.
9) CONCOMITANCE DU PHENOMENE AVEC UN AUTRE PHENOMENE.
Dans le même ordre didées, la simultaneité itérative dun symptôme avec un autre symptôme peut être, elle aussi, significative du caractère personnel de la réactivité dun individu.
Par exemple, une transpiration de la paume des mains qui apparaît au moment où surgit le mal de tête ou qui accompagne systématiquement une réaction émotionnelle.
10) MODALITES DAGGRAVATION ET DAMELIORATION.
Ce sont vraisemblablement les modalités pratiquement les plus utiles de toutes les modalités personnalisantes dun symptôme en homoeopathie.
Il sagit des circonstances: de temps, despace, de mouvement, de position, de météorologie, de saison, de chaleur ou de froid, de sécheresse ou dhumidité, daltitude, de proximité ou déloignement du bord de mer, de pression ou de décompression, de flexion ou dextension, de bruit ou de silence, dobscurité ou de luminosité, dans lesquelles le symptôme examiné satténue ou sexacerbe.
Dans la tradition de lexpérience accumulée, il semble bien que les symptômes daggravation aient plus dimportance que les symptômes damélioration, sauf quand ces derniers sont extrêmement frappants et inhabituels.
Par exemple, la céphalée frontale améliorée ou aggravée par lapplication dune main chaude ou la pression dun objet froid.
On peut citer aussi les douleurs de ventre améliorées par lapplication dune bouillotte chaude, les douleurs au vertex de la tête améliorées par lapplication dun sac de glace, les migraines améliorées par lobscurité et aggravées par le bruit.
11) ETAT DE LHUMEUR ET DU CARACTERE AVANT, PENDANT ET APRES LAPPARITION DU PHENOMENE.
Ce point est extrêmement important, lui aussi, puisquil exprime, tant au niveau de lexpérimentation que de la clinique, des modalités neurophysiologiques, mentales et émotionnelles, dont chacun sait quelles participent de façon importante à la réactivité des patients humains et animaux. Citons, pour mémoire, déjà évoqués plus haut, les symptômes qui précèdent, accompagnent ou succèdent aux règles chez les dames: tristesse, pleurs, irritabilité, activité ou indolence, langueur ou enthousiasme.
En pédiatrie, par exemple, lobservation par la mère du comportement intellectuel, émotion-nel et caractériel des enfants avant, pendant et après lapparition dun symptôme est un adjuvant éminemment précieux pour lévaluation dun symptôme ou de son évolution.
12) CHRONOLOGIE DAPPARITION DU PHENOMENE DANS LENSEMBLE DE LA BIOPATHOGRAPHIE ET SEQUENCE DAPPARITION ET DE SUCCESSION DES PHENO-MENES OBSERVES.
a) la biopathographie: Lobservation dun phénomène biologique nest pas un phénomène ponctuel, mais sinscrit dans une histoire. Elle démarre dans les antécédents familiaux et se poursuit tout au travers des étapes de la vie. Chacune module la suivante avec parfois des caractères constants qui se perpétuent tout au long de lhistoire évolutive de lêtre vivant quon observe.
La biopathographie est la transcription de cette histoire dans tous ses paramètres modalisés.
Cest par lexamen de cette biopathographie quil nous est possible davoir une vision globale, dite holistique, dun être vivant, non seulement dans la situation daujourdhui, mais surtout dans une vision panoramique de son évolution au cours du temps. Cette vision panoramique va au-delà de la simple collection séquentielle des événements. Elle doit inclure aussi lévolution séquentielle des modalités symptomatiques dont nous avons parlé plus haut pour avoir une image vraie et personnalisée de la vulnérabilité et de la capacité réactionnelle de la personne que nous devons comprendre.
Dans lhistoire dune personne, la biopathographie permet de distinguer ce qui représente: ? la vulnérabilité de base encore silencieuse ?le facteur déclenchant des premières manifestations morbides et ?la cascade, causes et conséquences.
On verra le tableau symptomatologique des réactions premières en une fixation ultime pour aboutir enfin au tableau clinique complexe de laujourdhui du patient où se mêlent des caractères constants et des caractères successivement modifiés, selon les heurs et malheurs des événements vécus et auxquels il fut réagi avec bonheur ou malheur, selon la capacité dautodéfense du moment.
Par exemple, un organisme en bon équilibre présente des caractères confortables et non pathologiques qui permettent cependant de décrire une façon dêtre et de réagir. Ils représentent un tableau de vulnérabilité latente. Selon la réactivité sous-jacente, à loccasion dun facteur déclenchant étiologique de sa vulnérabilité latente, il présentera des modalités réactionnelles défensives à visée réharmonisante qui le caractérisent et qui sont différentes dun autre individu.
Beaucoup denfants sont Calcarea Carbonica, jusquau jour où un facteur étiologique fait surgir leur modalité dautodéfense sous forme de Lachesis, Natrum Muriaticum ou Pulsatilla. Nous nirons pas dans plus de détails qui concernent un cours dhomoeopathie plus approfondi.
b) séquence dapparition et de succession des phénomènes. Certains rhumes commencent par une sensation dobstruction nasale suivie dun écoulement de type aqueux qui se poursuit par une morve épaisse et jaune accompagnée de congestion fronto-sinusale.
Dautres rhumes commencent par une congestion fronto-sinusale suivie dune sensation de brûlures dans les conjonctives oculaires accompagnées ou suivies par des éternuements avec écoulement aqueux et abondant.
Dautres rhumes, enfin, commencent par une irritation prurigineuse à la racine du nez provoquant des éternuements avec évacuation aqueuse abondante suivie de picotements au voile du palais et se terminant par une morve épaisse et jaune qui dégage la congestion fronto-sinusale.
Voilà trois exemples parmi de nombreux autres qui nous indiquent une séquence dapparition et de succession de manifestations symptomatiques qui, chacune dentre elles, caractérisent et la vulnérabilité de base et la capacité réactionnelle dun individu. Et lensemble de laujourdhui peut sinsérer ou non dans la logique de la biopathographie.
Ceci nous permettra de comprendre lexpérimentateur ou le patient dans son maintenant et son toujours pour percevoir le remède qui correspond, non seulement à sa réactivité daujourdhui - conséquence de toute son histoire - mais aussi le remède qui doit ressusciter sa capacité dautodéfense à partir de limage de sa vulnérabilité de base retrouvée jusquà sa phase latente.
Nous trouvons en Homoeopathie une thérapeutique qui respecte le patient à ce point quelle doit le comprendre à fond, en détail, pour réussir efficacement à lui restituer sa capacité dautodéfense.
Le patient, celui qui soufre, qui endure, qui supporte, qui persévère et attend et laisse mûrir, est la base unique de toute la démarche dun homoeopathe car cest sur ce personnage patient que reposent tant notre connaissance des remèdes que linformation utile quand on veut le soulager.
Il nest pas fréquent dans notre formation médicale, que nous puisions nous libérer des idées acquises ou de notre système de compréhension des phénomènes pour nous en tenir à la réalité simple jusque dans le respect de la terminologie formulée par le patient.
LHomoeopathie nest pas fondée sur des spéculations ou des théories, ni sur des considérations scientifiques toujours en cours de modification et damélioration. Elle sappuie sur une expérience qui accumule les faits de diverses sources:
1. Lobservation de patients formulée par un grand nombre de médecins
2. Lexpérimentation pure de substance sur des personnes bien portantes.
3. La confirmation des données acquises dans la pratique clinique.
Cest une médecine de lexpérience, une étude objective de la symptomatologie clinique et une matière médicale établie par une symptomatologie expérimentale. En expérimentation pharmacologique, ou en consultation, lHomoeopathie repose sur la clinique minutieusement modalisée, sur la formulation de la personne considérée et les symptômes, signes et caractéristiques réactionelles de la vitalité quigarde au travers des siècles une solidité à toute épreuve du temps, des analyses et variations des conditions de vie.
LE PATIENT
Totalité du patient dans lespace

- son espace toute la géographie de
- son corps
- son esprit
- son émotion et sa relation avec son milieu
- de vie- de travail
- de loisir
- de famille
- de société
- dans le temps
- la chronologie dapparition et de désappa-rition des signes et des symptômes et leur place dans la biopathographie.

Lindividualité du patient

- son originalité
- ce qui le caractérise et le distingue des autres
- sa façon de percevoir
- le monde
- le temps
- les gens
- les choses
- sa façon de créer
de produire
dévacuer
daffronter
de subir
de fuir
etc.

Pour permettre au thérapeute de réunir un syndrome minimum de valeur maximale qui sapproche le plus de la réalité du patient à laquelle ressemblera le plus un ensemble de symptômes apparus chez les patients volontaires lors dune des nombreuses expérimentations pathogénétiques dune substance.



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HOMOEOPATHY: PATIENT IS THE PRIORITY
Dr Jacques IMBERECHTSMD, MFHOM (Lon), FFHOM (Lon), SRHB, ECH, LMHI
Brussels, Belgium


1
The first and unique vocation of the physician is to return health to patients, that is to treat. The mission of the physician is not, as many physicians think, to make nonsensical hypotheses about inner essence of the life and occurrence of diseases, search for explanation lethal phenomena and causes brought them about while their patients continue to die. We have enough such scientific fabrications called theoretical medicine and there are even special departments of it.
The time has come for those who call themselves physicians to stop deceiving wretched people by senseless words and start the real treatment of them.
2
The highest ideal of treatment is restoration of health-promptly, carefully and durably, to eliminate the disease by the shortest and harmless way.
3
When the physician is aware, how to treat, i.e. in every case he knows for sure what is curative in the remedy, how to choose the most appropriate way to prepare the remedy and its indication, to define the moment when the dose is be repeated, only in this case the person deserves the title of real physician.
Homoeopathy is a therapeutic system which does not reject symptoms as other systems. It doesnt use pain killers anti-inflammatory and other remedies. My homoeopathic medicine stimulates autoimmune abilities of the human (self-defense). But the main thing is individualization, knowledge of the human peculiarities. For example, at t 40oC some are thirsty, others do not feel thirst. Some are restless, others are depressed. It is in these modalities one and the same symptom acquires individual character.

CATEGORIES OF MODALITIES.


1. Circumstances of appearance.
It is while examining the circumstances of appearance that the physician may reveal the probable etiologic or causative factor. For example, when it was noted that some signs appeared after death of the beloved and grief, this grief may be regarded as ethioiligic factor of concealed vulnerability. While other patients experiencing death of the beloved do not exhibit such symptoms that is there people are not latently vulnerable.

2. Type of the experienced sensation.
Sensations of hot, burn, cold and frostbiting are not the same. Intensity of the experienced sensations is a threshold of the human sensitivity. Toothache or headache differ from inflammatory pain. Sensation from insect bite differs from the needle prick. All the modalities of the experienced sensations require qualitative observations.

3. Gradient of appearance and disappearance.
Some pains appear and disappear according to the gradient which characterizes reactivity of the individual. Some pains appear and disappear suddenly, others gradually. Some pains appear slowly but disappear suddenly, others vice versa.

4. Degree of intensity.
Different scale is applied for evaluation of the degree of intensity. It is especially important comparing development of successive conditions. Better or non well do not allow to make a correct evaluation. Some terminologists utilize the following gradation from weak (20)► to tolerable (40) ► moderate (60) ► severe (80) ► unbearable (100).

5. Exact localization and prevalence of the body part.
Muscular, tissue and organ tropism is also a personal modality of the symptom. There are cases of migraine localization in the frontal and occipital parts. Some have prevealing functional development of the right side, others of the left one.

6. Extension, irradiation and wandering (vagabondage) of the phenomenon.
The sensation is not static, it is dynamic. It may appear at one place, then shift, extend. In some cases extension of the sensation is of irradiation character and spreads into different directions. The third type of extension of the experienced sensation is wandering, migration of the sensation. It is when pains wander from one joint to another without any topographic logics.

7. Time, frequency and periodicity.
The symptoms do not have permanent duration, but the time of their appearance may correlate with some time. A lot of symptoms appear at definite time at night. These time modalities characterize their chronobiology. Attention should be paid to signs which arise systematically before, during and after biological reaction. Symptoms in the chest, in the lower abdomen, back, etc before, during and after menses are the illustrative example. These syndromes are very important in choosing homoeopathic remedy.

8. Alternation of one phenomenon with the other one.
It is associated with characteristic biological rhythm of the patient. For example, it is noted that headache may be replaced by diarrhea or feeling of hot is replaced by feeling of cold or chill.

9. Coincidence of one phenomenon with the other one.
It is also a characteristic sign of individual reactivity of the patient. For example, perspiration from the hands during headache or in anxiety.

10. Modalities of aggravation and amelioration.
They are the most useful in homoeopathy. We speak about such circumstances as weather, motion, localization, season, remoteness or closeness to the sea, silence, noise, darkness or bright light. For example, headache may increase or decrease on application of warm hand.

11. Mood and character before, during and after symptom appearance.
They are very important as they reflect neurophysiological, mental, emotional modalities which are known to take part in the human reactivity. For example, lets remember symptoms which precede, accompany and appear after menses in women: sadness, whining, irritability, hyperactivity or flaccidity, slowness or enthusiasm.

12. Chronology of symptom appearance in combination of biopatopgraphy and sequence of appearance and succession of the observed phenomena.
a) biopathography is a history of all model parameters of the human. Examination of biopathography gives a possibility to have a global image of the human not only in his present state but also during his evolution. It gives a possibility to reveal concealed vulnerability, factors causing first painful manifestations as well as causes and effects.
b) sequence of appearance and succession of phenomena. In some cases running nose begins with a sensation of nasal congestion followed by watery discharge which becomes purulent yellow with frontal-sinus hyperemia. In other cases frontal-sinus hyperemia is first with a burning sensation in the eye connective tissue and then running nose appears with abundant watery discharge. These cases demonstrate sequence of signs and succession of symptomatic manifestations which characterize initial vulnerability and reaction of the person. This combination allows us to choose the remedy that corresponds to the present day reactivity and must cause self-defense basing on the picture of his initial vulnerability to latent phase.
Homoeopathy is not based on theoretical speculations and scientific explanations, it is based on experience which is acquired as a result of: 1) examination of the patients by a large number of physicians; 2) pure experiment on healthy people; 3) confirmation of the data of clinical practice. The patient is considered in the whole system: the whole geography of his body, spirit, emotions and relations in the society; his life, work, leasure time, family, society; chronology of appearance and disappearance of the symptoms. Individual features of the patient are taken into consideration: his eccentricity, his difference from the others, his ability to percept the world, time, people objects, to create, to produce, etc.

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: Imberechts J. En homoeopathie, la priorite: le patient
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